Calcutta comme Lyon sont des capitales gastronomiques, des villes où la conversation commence souvent autour de la table. Ce qui semble d’abord un sujet neutre et convivial se révèle pourtant rapidement traversé par des enjeux politiques, des normes de genre et des héritages coloniaux.
De la consommation de bœuf en Inde au végétarisme en France, de la préparation des chapatis à Delhi à leur dégustation à Lyon, du travail quotidien des femmes dans les cuisines domestiques aux hiérarchies de la haute cuisine dans les hôtels de luxe… l’alimentation met sans cesse au jour des différences qui posent une question fondamentale : la cuisine rassemble-t-elle ou divise-t-elle ? La « cuisine fusion » est-elle l’emblème de notre désir d’un monde cosmopolite ?
Cette rencontre explorera la manière dont les cuisines — qu’elles soient familiales ou de rue — deviennent des lieux où s’expriment et se rejouent les héritages coloniaux, les identités sociales et les rapports de pouvoir, bien au-delà du simple plaisir gustatif. Comment les pratiques culinaires peuvent-elles aussi ouvrir des espaces d’émancipation et de compréhension interculturelle ?
La discussion pourra être ponctuée de courtes lectures de The Great Eastern Hotel et Pas vu Maurice, deux ouvrages dans lesquels la cuisine occupe une place centrale dans la narration.
Calcutta comme Lyon sont des capitales gastronomiques, des villes où la conversation commence souvent autour de la table. Ce qui semble d’abord un sujet neutre et convivial se révèle pourtant rapidement traversé par des enjeux politiques, des normes de genre et des héritages coloniaux.
De la consommation de bœuf en Inde au végétarisme en France, de la préparation des chapatis à Delhi à leur dégustation à Lyon, du travail quotidien des femmes dans les cuisines domestiques aux hiérarchies de la haute cuisine dans les hôtels de luxe… l’alimentation met sans cesse au jour des différences qui posent une question fondamentale : la cuisine rassemble-t-elle ou divise-t-elle ? La « cuisine fusion » est-elle l’emblème de notre désir d’un monde cosmopolite ?
Cette rencontre explorera la manière dont les cuisines — qu’elles soient familiales ou de rue — deviennent des lieux où s’expriment et se rejouent les héritages coloniaux, les identités sociales et les rapports de pouvoir, bien au-delà du simple plaisir gustatif. Comment les pratiques culinaires peuvent-elles aussi ouvrir des espaces d’émancipation et de compréhension interculturelle ?
La discussion pourra être ponctuée de courtes lectures de The Great Eastern Hotel et Pas vu Maurice, deux ouvrages dans lesquels la cuisine occupe une place centrale dans la narration.