Collège
Jeudi 15 janvier, l’autrice Constance Robert-Murail est venue au collège pour animer le premier atelier d’écriture, accompagnée de Claire Boustani de la Villa Gillet. Elle a tout d’abord posé le cadre de son intervention, avec ses 3 « con » : consentement (on a le droit de ne pas accepter de lire son texte, par exemple) / confidentialité (on peut demander que quelque chose ne soit pas partagé avec tout le monde, seulement avec l’autrice par exemple) / consignes (elles sont là pour amorcer l’écriture pas pour enfermer).
Lors de la 1ère heure, chacun·e a partagé une phrase sur la colère…
« J’ai la haine quand je dois me réveiller tôt pour venir en cours
Ça m’énerve d’avoir eu 9 en histoire ce matin
Ça m’énerve d’avoir des mots pour rien
Ça m’énerve quand on me force à faire quelque chose que je ne veux pas faire
J’ai la haine qu’on me dise que je suis petite
Ça me soûle quand ça crie alors qu’il n’est pas encore 8h du matin
J’ai la rage quand j’entends parler de la guerre
Ça me soûle quand je suis loose queue sur Valorant
Je m’énerve quand on n’est pas d’accord avec moi
Ça me soûle quand je vois que le lundi je dois enchaîner 2h de français d’affilée alors que je suis fatiguée
Ça me gave quand l’Algérie est nulle au foot
Ça me soûle quand je dois choisir alors que je ne sais pas
Ça me soûle quand on me taquine
Ça m’agace quand les gens se croient drôles alors qu’ils ne le sont pas
Ça me soûle quand je révise et que je ne comprends toujours pas
Ça m’énerve quand on perd contre Grenoble
Ça me soûle quand il y a de mauvais arbitres
Ça me soûle quand on me dit que la place de la femme c’est à la cuisine… »
Dans un 2e temps, Constance leur a lu des textes de poésie en prose de Fabienne Swiatly (On n’est pas des bourgeois, éditions Bruno Doucey) puis leur a proposé d’ériger une barricade de poèmes en écrivant sur une scène vue, vécue ou non, qui les a mis en colère, a généré un sentiment d’injustice. Les volontaires ont lu ou fait lire leur production. Constance reviendra le jeudi 5 février pour l’écriture finale d’un texte collectif.
Récolte de quelques remarques après cette intervention :
« C’était intéressant mais difficile de trouver l’inspiration pour écrire un texte.
J’étais heureux de connaître un peu plus Constance.
J’ai aimé le sujet sur la colère car je suis souvent en colère.
C’était un peu dur de s’exprimer devant toute la classe.
J’ai aimé faire quelque chose de facile et échanger nos idées.
J’ai éprouvé de la fierté lorsque j’ai terminé mon texte.
J’ai aimé que Constance lise des poèmes.
Ce qui m’a déplu ce sont les moqueries de certains lorsqu’une personne lisait son texte.
J’ai aimé l’inspiration sans limite de Constance. Elle a toujours des idées.
J’ai aimé écouté les textes des autres.
Le temps d’écriture était trop court. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir au début.
J’ai ressenti de la tristesse en écrivant mon texte, et sinon de la joie.
Rien ne m’a dérangé, au contraire, tout ce qui m’énervait a disparu.
J’aurais aimé qu’on ait plus de temps pour faire lire nos textes (sans les lire à voix haute).
J’ai été déçue car je m’attendais à un travail de groupe.
Le sujet de la colère était original et bien choisi, cela nous a permis d’exprimer un sentiment profond. »
Et pour conclure :
« J’ai tout aimé, à refaire dans la vie ! »
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Collège
Jeudi 15 janvier, l’autrice Constance Robert-Murail est venue au collège pour animer le premier atelier d’écriture, accompagnée de Claire Boustani de la Villa Gillet. Elle a tout d’abord posé le cadre de son intervention, avec ses 3 « con » : consentement (on a le droit de ne pas accepter de lire son texte, par exemple) / confidentialité (on peut demander que quelque chose ne soit pas partagé avec tout le monde, seulement avec l’autrice par exemple) / consignes (elles sont là pour amorcer l’écriture pas pour enfermer).
Lors de la 1ère heure, chacun·e a partagé une phrase sur la colère…
« J’ai la haine quand je dois me réveiller tôt pour venir en cours
Ça m’énerve d’avoir eu 9 en histoire ce matin
Ça m’énerve d’avoir des mots pour rien
Ça m’énerve quand on me force à faire quelque chose que je ne veux pas faire
J’ai la haine qu’on me dise que je suis petite
Ça me soûle quand ça crie alors qu’il n’est pas encore 8h du matin
J’ai la rage quand j’entends parler de la guerre
Ça me soûle quand je suis loose queue sur Valorant
Je m’énerve quand on n’est pas d’accord avec moi
Ça me soûle quand je vois que le lundi je dois enchaîner 2h de français d’affilée alors que je suis fatiguée
Ça me gave quand l’Algérie est nulle au foot
Ça me soûle quand je dois choisir alors que je ne sais pas
Ça me soûle quand on me taquine
Ça m’agace quand les gens se croient drôles alors qu’ils ne le sont pas
Ça me soûle quand je révise et que je ne comprends toujours pas
Ça m’énerve quand on perd contre Grenoble
Ça me soûle quand il y a de mauvais arbitres
Ça me soûle quand on me dit que la place de la femme c’est à la cuisine… »
Dans un 2e temps, Constance leur a lu des textes de poésie en prose de Fabienne Swiatly (On n’est pas des bourgeois, éditions Bruno Doucey) puis leur a proposé d’ériger une barricade de poèmes en écrivant sur une scène vue, vécue ou non, qui les a mis en colère, a généré un sentiment d’injustice. Les volontaires ont lu ou fait lire leur production. Constance reviendra le jeudi 5 février pour l’écriture finale d’un texte collectif.
Récolte de quelques remarques après cette intervention :
« C’était intéressant mais difficile de trouver l’inspiration pour écrire un texte.
J’étais heureux de connaître un peu plus Constance.
J’ai aimé le sujet sur la colère car je suis souvent en colère.
C’était un peu dur de s’exprimer devant toute la classe.
J’ai aimé faire quelque chose de facile et échanger nos idées.
J’ai éprouvé de la fierté lorsque j’ai terminé mon texte.
J’ai aimé que Constance lise des poèmes.
Ce qui m’a déplu ce sont les moqueries de certains lorsqu’une personne lisait son texte.
J’ai aimé l’inspiration sans limite de Constance. Elle a toujours des idées.
J’ai aimé écouté les textes des autres.
Le temps d’écriture était trop court. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir au début.
J’ai ressenti de la tristesse en écrivant mon texte, et sinon de la joie.
Rien ne m’a dérangé, au contraire, tout ce qui m’énervait a disparu.
J’aurais aimé qu’on ait plus de temps pour faire lire nos textes (sans les lire à voix haute).
J’ai été déçue car je m’attendais à un travail de groupe.
Le sujet de la colère était original et bien choisi, cela nous a permis d’exprimer un sentiment profond. »
Et pour conclure :
« J’ai tout aimé, à refaire dans la vie ! »
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