Avec La traversée, la Villa Gillet et l’Institut français du Maroc accompagnent trois autrices marocaines dans le développement de leur projet littéraire. Un programme de mentorat transnational qui encourage la circulation des œuvres et des imaginaires entre les deux rives de la Méditerranée.
Houda Hissar nous présente son projet littéraire :
Il y a ce texte que j’essaie d’écrire – qui contient à la fois ce que j’essaie de raconter, et la manière dont j’essaie de le faire.
Il y a la Méditerranée, qui un jour a disparu, qui un jour se refermera.
Il y a les échelles du temps, l’idée du franchissement de cette mer. Cet endroit, ce déplacement, c’est de là que vient mon histoire personnelle, et j’ai tendance à penser (c’est peut-être un peu facile, mais n’empêche) que mon geste d’écrire vient de là aussi.
Il y a enfin l’envie de croire à la fiction, et un goût pour l’étrangeté. Nos récits n’ont pas nécessairement à nous rendre lisibles – les mondes qu’ils contiennent n’ont pas tous vocation à être cartographiés. Ils sont aussi pleins de nos ambivalences, peuplés de fantômes, de créatures, de métamorphoses…
Ce programme de mentorat, il me semble que c’est la chance d’un regard qui se pose sur un texte et sur un processus d’écriture, au moment où il se cherche encore. C’est pouvoir entamer un dialogue, être accompagnée, écrire tout en imaginant une destination. Parler du fond et de la forme, affûter sa langue. C’est aussi une brèche dans les mille petites solitudes de l’écriture – une perspective à la fois effrayante et réjouissante.



Avec La traversée, la Villa Gillet et l’Institut français du Maroc accompagnent trois autrices marocaines dans le développement de leur projet littéraire. Un programme de mentorat transnational qui encourage la circulation des œuvres et des imaginaires entre les deux rives de la Méditerranée.
Houda Hissar nous présente son projet littéraire :
Il y a ce texte que j’essaie d’écrire – qui contient à la fois ce que j’essaie de raconter, et la manière dont j’essaie de le faire.
Il y a la Méditerranée, qui un jour a disparu, qui un jour se refermera.
Il y a les échelles du temps, l’idée du franchissement de cette mer. Cet endroit, ce déplacement, c’est de là que vient mon histoire personnelle, et j’ai tendance à penser (c’est peut-être un peu facile, mais n’empêche) que mon geste d’écrire vient de là aussi.
Il y a enfin l’envie de croire à la fiction, et un goût pour l’étrangeté. Nos récits n’ont pas nécessairement à nous rendre lisibles – les mondes qu’ils contiennent n’ont pas tous vocation à être cartographiés. Ils sont aussi pleins de nos ambivalences, peuplés de fantômes, de créatures, de métamorphoses…
Ce programme de mentorat, il me semble que c’est la chance d’un regard qui se pose sur un texte et sur un processus d’écriture, au moment où il se cherche encore. C’est pouvoir entamer un dialogue, être accompagnée, écrire tout en imaginant une destination. Parler du fond et de la forme, affûter sa langue. C’est aussi une brèche dans les mille petites solitudes de l’écriture – une perspective à la fois effrayante et réjouissante.