maison internationale
des écritures contemporaines

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Les Postiches

Fayard
2004

Nouvelle bande à Bonnot, financiers d’Action directe, enfants perdus de la gauche ou gangsters de la banlieue sud ? De 1981 à 1986, des bandits inventifs et culottés dévalisent les banques en plein jour. Pas les fonds de caisses minables, ruais l’or enfermé dans les coffres des particuliers. Déguisés, ils arborent des postiches : perruques, barbiches, moustaches, lunettes, masques et loups. Ils s’habillent en gentlemen avec costumes griffés, redingotes bleu marine, manteaux en loden vert et chapeaux cloches anglais. Politisés, ils annoncent à l’entrée  » contrôle fiscal  » au lieu de  » c’est un hold-up « , dissertent parfois sur le gouverment socialo-communiste ou enfilent un masque de Georges Marchais. Gonflés, ils prennent possession des banques, retiennent en otages employés et clients et restent à l’œuvre de quarante-cinq minutes à deux heures. Expérimentés, ils ouvrent à la chaîne les coffres de ces messieurs-des-beaux-quartiers au marteau et au burin. Organisés, ils enfournent dans des sacs à pommes de terre ou des surplus kaki de l’armée américaine lingots, pièces de monnaie, billets et bijoux. Bigarrés, ils s’expriment à la fois en français, en verlan, en hébreu, et l’un d’eux zézaye. Gantés, ils ne laissent jamais d’empreintes et emportent le film de vidéo-surveillance. Le travail terminé, ils disparaissent à bord de voitures rapides et prennent toujours la police de vitesse. La presse les a surnommés  » le gang des burins « , des  » marteaux « , des  » lodens  » ou  » le gang des Postiches « .

Les Postiches

Fayard
2004

Nouvelle bande à Bonnot, financiers d’Action directe, enfants perdus de la gauche ou gangsters de la banlieue sud ? De 1981 à 1986, des bandits inventifs et culottés dévalisent les banques en plein jour. Pas les fonds de caisses minables, ruais l’or enfermé dans les coffres des particuliers. Déguisés, ils arborent des postiches : perruques, barbiches, moustaches, lunettes, masques et loups. Ils s’habillent en gentlemen avec costumes griffés, redingotes bleu marine, manteaux en loden vert et chapeaux cloches anglais. Politisés, ils annoncent à l’entrée  » contrôle fiscal  » au lieu de  » c’est un hold-up « , dissertent parfois sur le gouverment socialo-communiste ou enfilent un masque de Georges Marchais. Gonflés, ils prennent possession des banques, retiennent en otages employés et clients et restent à l’œuvre de quarante-cinq minutes à deux heures. Expérimentés, ils ouvrent à la chaîne les coffres de ces messieurs-des-beaux-quartiers au marteau et au burin. Organisés, ils enfournent dans des sacs à pommes de terre ou des surplus kaki de l’armée américaine lingots, pièces de monnaie, billets et bijoux. Bigarrés, ils s’expriment à la fois en français, en verlan, en hébreu, et l’un d’eux zézaye. Gantés, ils ne laissent jamais d’empreintes et emportent le film de vidéo-surveillance. Le travail terminé, ils disparaissent à bord de voitures rapides et prennent toujours la police de vitesse. La presse les a surnommés  » le gang des burins « , des  » marteaux « , des  » lodens  » ou  » le gang des Postiches « .

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