Dans la société russe postsoviétique marquée par la faiblesse de l’engagement associatif et de l’action collective, le mouvement des mères de soldats fait figure d’exception. Que nous révèle le quotidien de cette association des formes d’engagement, en Russie comme ailleurs ?
Le Comité des mères de soldats de Russie défend les droits des conscrits et de leurs familles. Dans une société russe dont on a souvent critiqué la passivité, il apparaît, depuis sa création, en 1989, comme un lieu de résistance active face à l’arbitraire de l’armée et de la puissance publique.
Ce livre se nourrit d’un travail de terrain au sein de cette organisation, aux côtés de ces femmes modestes confrontées à la machine militaire et apprenant à s’y opposer. L’analyse des lettres d’appel à l’aide adressées au Comité des mères de
soldats permet de prendre la mesure de la détresse de ces jeunes gens et de leurs familles, malmenés par l’armée, mais aussi de comprendre la manière dont, à partir d’une inquiétude maternelle, une protestation et une action collectives peuvent prendre forme dans la société russe actuelle. Plus qu’un îlot militant au milieu d’une société apathique, est ici mise en lumière une action protestataire d’un type différent, inscrite dans une architecture de la relation du citoyen à l’État en partie héritée de la période soviétique.
Dans la société russe postsoviétique marquée par la faiblesse de l’engagement associatif et de l’action collective, le mouvement des mères de soldats fait figure d’exception. Que nous révèle le quotidien de cette association des formes d’engagement, en Russie comme ailleurs ?
Le Comité des mères de soldats de Russie défend les droits des conscrits et de leurs familles. Dans une société russe dont on a souvent critiqué la passivité, il apparaît, depuis sa création, en 1989, comme un lieu de résistance active face à l’arbitraire de l’armée et de la puissance publique.
Ce livre se nourrit d’un travail de terrain au sein de cette organisation, aux côtés de ces femmes modestes confrontées à la machine militaire et apprenant à s’y opposer. L’analyse des lettres d’appel à l’aide adressées au Comité des mères de
soldats permet de prendre la mesure de la détresse de ces jeunes gens et de leurs familles, malmenés par l’armée, mais aussi de comprendre la manière dont, à partir d’une inquiétude maternelle, une protestation et une action collectives peuvent prendre forme dans la société russe actuelle. Plus qu’un îlot militant au milieu d’une société apathique, est ici mise en lumière une action protestataire d’un type différent, inscrite dans une architecture de la relation du citoyen à l’État en partie héritée de la période soviétique.