Reihane Taravati

En 2014, Reihane Taravati devient une figure de la contestation féminine en Iran et dans le monde entier en postant sur les réseaux sociaux un clip hommage au morceau populaire de Pharrell Williams, “Happy”, tourné à Téhéran par six jeunes vêtus à l'occidentale, dont trois jeunes femmes dévoilées. Un clip qui a provoqué la fureur des autorités religieuses. Arrêtée et condamnée, elle a vécu sous la menace d’une peine de prison. À 28 ans, elle exerce son métier de photographe dans la capitale iranienne pour des marques de mode.
Pour son essai Les nouveaux dissidents (Stock, 2016), Michel Eltchaninoff est allé à la rencontre de cette citoyenne engagée dans une révolte éthique et individuelle, devenue le symbole d'une lutte pour la liberté des femmes en Iran.