{"id":2703,"date":"2020-05-13T14:50:00","date_gmt":"2020-05-13T12:50:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.villagillet.net\/entrez-dans-la-villa\/?p=2703"},"modified":"2020-11-09T10:44:44","modified_gmt":"2020-11-09T09:44:44","slug":"croire-aux-fauves-par-alison-colin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.villagillet.net\/entrez-dans-la-villa\/croire-aux-fauves-par-alison-colin\/","title":{"rendered":"Croire aux fauves par Alison Colin"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Des \u00e9tudiants proposent leurs critiques de livres des auteurs invit\u00e9s des AIR 2020. D\u00e9couvrez la critique de <em>Croire aux fauves<\/em> de Nastassja Martin (Verticales, 2019) par Alison Colin, \u00e9tudiante \u00e0 l&#8217;Universit\u00e9 Lumi\u00e8re Lyon 2.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nastassja Martin est une anthropologue sp\u00e9cialiste des populations arctiques. Elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la notion d\u2019animisme dans ces peuples au plus proche des animaux jusqu\u2019au jour o\u00f9 elle devient le sujet des histoires qu\u2019elle retranscrit : elle rencontre, lors d\u2019une \u00e9treinte f\u00e9roce, un ours dans les montagnes du Kamtchatka.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00c9SUM\u00c9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le 25 ao\u00fbt 2015, Nastassja courrait presque pour retrouver les bois, apr\u00e8s une exp\u00e9dition au plus pr\u00e8s des volcans, lorsqu\u2019elle tombe nez \u00e0 nez avec un ours. Aussi surpris l\u2019un que l\u2019autre, aucun des deux ne prendra la fuite, ils montrent les dents et se battent, s\u2019\u00e9treignent dangereusement. L\u2019ours vole \u00e0 son adversaire une partie d\u2019elle-m\u00eame : son visage est d\u00e9figur\u00e9, sa m\u00e2choire bris\u00e9e sous la morsure de l\u2019ours. A partir de ce moment, elle est confront\u00e9e aux m\u00e9decins russes et aux accusations d\u2019espionnage dont l\u2019arm\u00e9e russe la soup\u00e7onne : qui survit \u00e0 l\u2019attaque d\u2019un ours ?<\/p>\n\n\n\n<p>Elle pensait son calvaire termin\u00e9 lorsque son retour en France a \u00e9t\u00e9 programm\u00e9. Mais ce n\u2019\u00e9tait que le d\u00e9but d\u2019une lutte m\u00e9dicale franco-russe, puis celle entre les h\u00f4pitaux fran\u00e7ais eux-m\u00eames. Malgr\u00e9 cela, Nastassja se questionne sur la part d\u2019ours en elle et les raisons de sa rencontre avec l\u2019animal. Elle cherche les r\u00e9ponses \u00e0 ses questions afin d\u2019achever sa reconstruction.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>MON AVIS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>LE CORPS DEVIENT LE LIEU D\u2019UNE LUTTE HOSPITALI\u00c8RE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Ivan dit qu\u2019il n\u2019y a que les humains pour croire qu\u2019ils font tout bien. Que les humains pour accorder une telle importance \u00e0 l\u2019image que les autres ont d\u2019eux.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le corps de Nastassja n\u2019est plus le sien. Il appartient, d\u00e8s lors qu\u2019il est bless\u00e9, aux m\u00e9decins russes, qui soignent et qui blessent. Ils font avec ce qu\u2019ils ont et ce qu\u2019ils savent. Mais une fois de retour en France, les m\u00e9decins veulent tout changer, la plaque trop \u00ab \u00e9paisse \u00bb et qui rendrait la r\u00e9\u00e9ducation p\u00e9rilleuse. Ils s\u2019acharnent et Nastassja doit prendre des antidouleurs pour la premi\u00e8re fois. Elle d\u00e9couvre le syst\u00e8me auquel tout bon patient doit se soumettre : \u00ab l\u2019\u00e9chelle de la douleur \u00bb et son syst\u00e8me bancal. Ils font de la blessure de Nastassja la leur, un sujet d\u2019\u00e9tude pour les \u00e9tudiants, un cas \u00e0 traiter pour une psychologue trop maladroite.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps de Nastassja devient non seulement le lieu de lutte franco-russe et un sujet d\u2019\u00e9tude, mais il est \u00e9galement le lieu de conflit entre les h\u00f4pitaux fran\u00e7ais. Elle d\u00e9nonce la \u00ab mesquine concurrence entre h\u00f4pitaux parisiens (qualifi\u00e9s \u00ab d\u2019usines \u00bb) et h\u00f4pitaux de province, cens\u00e9s \u00eatre \u00e0 taille plus humaine \u00bb. La plaque doit \u00eatre chang\u00e9e, les diagnostiques ne sont pas les m\u00eames, chacun accuse l\u2019autre d\u2019\u00eatre en tort. Et Nastassja dans toute cette histoire ? Elle n\u2019est plus que le lieu o\u00f9 se d\u00e9roule le combat f\u00e9roce. Elle est ce pays aux fronti\u00e8res fines, dont l\u2019ours a colonis\u00e9 les territoires par les microbes et sa trace ind\u00e9l\u00e9bile. Le pays est \u00e9galement envahi par les m\u00e9decins qui veulent tous y d\u00e9poser des soldats. Elle doit faire r\u00e9gner l\u2019ordre, et ce n\u2019est pas de tout repos.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TROUVER UN SENS \u00c0 SON EXP\u00c9RIENCE : LA D\u00c9COUVERTE DE SOI<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Je suis cette forme incertaine aux traits disparus sous les br\u00e8ches ouvertes du visage<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le corps n\u2019est pas le seul \u00e0 souffrir de cette transformation, il faut gu\u00e9rir l\u2019\u00e2me. Cette rencontre avec l\u2019ours est \u00e0 l\u2019origine d\u2019une transformation \u00e0 la fois physique et psychologique. Le peuple de Tva\u00efan lui dira qu\u2019elle est maintenant une&nbsp;<em>miedka<\/em>, une femme \u00e0 moiti\u00e9 humaine, \u00e0 moiti\u00e9 ours. Elle cherche alors ce qui a pu la conduire \u00e0 cette rencontre avec l\u2019ours, sur les hauteurs sans arbres et sans baies. Elle essaie de trouver la signification de cette rencontre, la symbolique qu\u2019il y a et la fa\u00e7on dont elle s\u2019est orchestr\u00e9e. Mais aucune des symboliques n\u2019est satisfaisante, \u00ab Pourquoi dans cette affaire et pour d\u00e9m\u00ealer les fils du sens faudrait-il que je rapporte tout \u00e0 moi-m\u00eame, \u00e0 mes actes, \u00e0 mon d\u00e9sir, \u00e0 ma pulsion de mort ? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La question est bien l\u00e0 : pourquoi serait-elle la cause de cette rencontre ? Comment l\u2019aurait-elle pr\u00e9par\u00e9e ? Et finalement, qu\u2019est-ce que cette rencontre lui dit d\u2019elle-m\u00eame ? Au fil de ses recherches pour se reconstruire et comprendre son obsession pour les ours, elle en vient \u00e0 repenser \u00e0 elle-m\u00eame. \u00ab Je travaille depuis des ann\u00e9es dans un Grand Nord boulevers\u00e9 par des mutations profondes. Je sais faire avec les m\u00e9tamorphoses, l\u2019explosion, le&nbsp;<em>Kairos<\/em>, l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Je trouve quoi dire, parce que la situation de crise me para\u00eet toujours bonne \u00e0 penser ; parce qu\u2019elle rec\u00e8le la possibilit\u00e9 d\u2019une autre vie, d\u2019un autre monde. Par contre, je n\u2019ai jamais su faire avec l\u2019apaisement ni la stabilit\u00e9 ; le calme n\u2019est pas mon fort. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Elle se comprend mieux, mais elle comprend surtout que le probl\u00e8me ne vient pas d\u2019elle, contrairement \u00e0 ce que toutes les analyses (du peuple, d\u2019elle-m\u00eame et des psychologues) disaient. Son probl\u00e8me est ext\u00e9rieur \u00e0 elle-m\u00eame : \u00ab Combien de psychologues me prendraient pour une folle, si je leur disais que je suis affect\u00e9e par ce qui se passe hors de moi ? Que l\u2019acc\u00e9l\u00e9ration du d\u00e9sastre me p\u00e9trifie ? \u00bb, \u00ab Mon probl\u00e8me, c\u2019est que mon probl\u00e8me n\u2019appartient pas qu\u2019\u00e0 moi. Que la m\u00e9lancolie qui s\u2019exprime dans mon corps vient du monde. [\u2026] J\u2019ai compris une chose : le monde s\u2019effondre simultan\u00e9ment de partout, malgr\u00e9 les apparences. Ce qu\u2019il y a \u00e0 Tva\u00efan, c\u2019est qu\u2019on vit consciemment dans ses ruines. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>RACONTER LES PEUPLES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, le travail d\u2019anthropologue n\u2019est jamais bien loin du travail litt\u00e9raire. Ce n\u2019est pas simplement l\u2019histoire d\u2019un \u00e9v\u00e9nement particulier que Nastassja partage, elle nous raconte le peuple du Kamchatka qu\u2019elle rencontre et qui l\u2019accompagne dans sa transformation, sa m\u00e9tamorphose. Son histoire, ce n\u2019est d\u00e9j\u00e0 plus la sienne. Elle appartient au monde du mythe, c\u2019est le conte de Natinska qui cherche celui qu\u2019elle aime, mais il est transform\u00e9 en ours et elle ne parvient pas \u00e0 le reconna\u00eetre\u2026 &nbsp;Elle raconte l\u2019importance du lien avec les animaux, l\u2019animisme de ces peuples du Grand Nord. Les animaux sont pr\u00e9sents dans la vie, dans les r\u00eaves, dans la culture elle-m\u00eame et Nastassja en fait l\u2019exp\u00e9rience. Elle raconte aussi la fa\u00e7on de vivre de certains membres du peuple qu\u2019elle rencontre, ses amis, sa nouvelle famille. Ce sont les croyances autour de l\u2019ours, de la&nbsp;<em>miedka<\/em>, qui est dangereuse pour le peuple, dont on ne doit pas toucher les objets.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle d\u00e9voile la coexistence entre la bestialit\u00e9 humaine et animale, le travail de chasseur et les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es lors de la p\u00eache, par exemple. Elle raconte aussi les menaces humaines, d\u00e8s les premi\u00e8res pages : \u00ab Je ne suis pas cens\u00e9e savoir que c\u2019est sur ce pauvre bout de terre qu\u2019ils envoient des bombes chaque semaine depuis Moscou pour mesurer leur port\u00e9e et atteindre les rives am\u00e9ricaines du d\u00e9troit en cas de guerre ; je ne suis pas non plus cens\u00e9e savoir que tous les indig\u00e8nes du coin, Ev\u00e8nes, Koriaks, Itelm\u00e8nes, pour ce qu\u2019il reste d\u2019eux, sont enr\u00f4l\u00e9s ici, parce que sans rennes et sans for\u00eat, l\u2019absurdit\u00e9 devient la norme, et qu\u2019ils en viennent \u00e0 se battre pour leurs tortionnaires. Sauf que je le sais, depuis le d\u00e9but, parce que c\u2019est mon m\u00e9tier de savoir ces choses-l\u00e0. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UN GENRE LITT\u00c9RAIRE DIFF\u00c9RENT<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sa mani\u00e8re d\u2019\u00e9crire \u00e9volue. Elle ne renonce pas \u00e0 la forme de l\u2019essai, mais elle doit \u00e9crire autrement, peut-\u00eatre parce qu\u2019\u00e9crire c\u2019est aussi t\u00e9moigner, dire le vrai et exprimer l\u2019indicible. Elle devait \u00e9crire ce livre : &nbsp;\u00ab Je me dis qu\u2019on ne me croira pas quand je le raconterai, si je sors, si je m\u2019en sors. Je me dis : je l\u2019\u00e9crirai quand je pourrai \u00bb. Son \u00e9criture change en m\u00eame temps que sa mani\u00e8re de traiter ses notes de terrain. Jusqu\u2019ici, elle avait un carnet diurne, de couleur, pour les notes de terrain et un cahier nocturne, noir, pour tout ce qui portait sur l\u2019intime. Ces deux types de journaux se recoupent dans&nbsp;<em>Croire aux fauves<\/em>. \u00ab Je crois que le cahier noir a coul\u00e9 dans les carnets de couleur depuis l\u2019ours ; je crois qu\u2019il n\u2019y aura plus de cahier noir ; je crois que ce n\u2019est pas grave. Il y aura une seule et m\u00eame histoire, polyphonique, celle que nous tissons ensemble, eux et moi, surtout ce qui nous traverse et qui nous constitue. \u00bb Ils se disent l\u2019un l\u2019autre d\u2019une mani\u00e8re nouvelle et donnent l\u2019exp\u00e9rience d\u2019un peuple ainsi que celle d\u2019une anthropologue, comme celle que ces coll\u00e8gues peuvent vivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce nouveau cheminement litt\u00e9raire, elle compl\u00e8te son \u0153uvre.&nbsp;<em>Croire aux fauves<\/em>&nbsp;n\u2019est pas si diff\u00e9rent de son premier \u00e9crit&nbsp;<em>Les \u00e2mes sauvages<\/em>. Ils semblent se compl\u00e9ter et l\u2019un entre en r\u00e9sonance avec l\u2019autre. Repensons \u00e0 cette image de la peau d\u2019ours, la pr\u00e9sence de l\u2019animisme, la rencontre avec un peuple o\u00f9 le r\u00eave est important.&nbsp;<em>Croire aux fauves<\/em>&nbsp;est le versant plus litt\u00e9raire de son parcours d\u2019anthropologue. Elle cr\u00e9e un livre beaucoup plus accessible et concis pour un large public. Elle vulgarise l\u2019anthropologie sans lui faire perdre son r\u00f4le. Par le moyen d\u2019un r\u00e9cit, personnel et public, sans user des recours romanesques, elle expose aux publics la situation d\u2019un peuple et du monde. Son roman devient objet de constatations \u00e9cologique et engage la responsabilit\u00e9 des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>CITATIONS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Daria, elle aussi, a toujours su. Elle sait qui me visite quand je dors ; je lui raconte au petit matin les ours de ma nuit, familiers, hostiles, dr\u00f4les, pernicieux, affectueux, inqui\u00e9tants.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Novembre \u00e0 Paris, entre pluie et brouillard. L\u2019ours a emport\u00e9 dans sa gueule un bout de ma m\u00e2choire et deux de mes dents il y a trois mois. La chirurgienne va m\u2019en arracher une troisi\u00e8me. Dent pour dent. Trois. Jamais deux sans trois.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>J\u2019ai vu le monde trop&nbsp;<\/em><em>alter&nbsp;<\/em><em>de la b\u00eate ; le monde trop humain des h\u00f4pitaux. J\u2019ai perdu ma place, je cherche un entre-deux. Un lieu o\u00f9 me constituer. Ce retrait-l\u00e0 doit aider l\u2019\u00e2me \u00e0 se relever. Parce qu\u2019il faudra bien les construire, ces ponts et portes entre les mondes, parce que renoncer ne fera jamais partie de mon lexique int\u00e9rieur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les jours s\u2019\u00e9tirent dans le froid, les nuits n\u2019en finissent pas. L\u2019air est givr\u00e9, fig\u00e9. Il est temps de partir, mais on tait l\u2019imminence de ce d\u00e9part. C\u2019est comme \u00e7a en for\u00eat : on ne part jamais petit \u00e0 petit, on ne se pr\u00e9pare pas, on fait comme si rien n\u2019allait jamais changer jusqu\u2019\u00e0 ce que tout bascule d\u2019un coup. C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cela, le qui-vive. Profiter de l\u2019immobilit\u00e9 du corps jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il faille bondir, toujours lorsqu\u2019on s\u2019y attend le moins.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>*<\/p>\n\n\n\n<p>Pour aller plus loin : \u00e9coutez la <a href=\"https:\/\/www.villagillet.net\/entrez-dans-la-villa\/?p=2563\">lecture d&#8217;un extrait<\/a> de <em>Croire aux fauvres<\/em> par Alison Colin.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Critique de Croire aux Fauves de Nastassja Martin par Alison Colin (Universit\u00e9 Lyon 2)<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":915,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"ub_ctt_via":""},"categories":[200,15,22],"tags":[31],"featured_image_src":"https:\/\/www.villagillet.net\/entrez-dans-la-villa\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/MARTIN-Nastassja_photo-2019_par-Ph.-Bretelle.png","author_info":{"display_name":"Villavoice","author_link":"https:\/\/www.villagillet.net\/entrez-dans-la-villa\/author\/villavoice\/"},"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v15.2.1 - 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