Jeux

Le jeu des questions à histoires

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Un jeu proposé à l'occasion des 3es Assises Internationales du Roman, organisées à Lyon par la Villa Gillet et
Le Monde.

 Jeu proposé en partenariat avec France 3



Règle du jeu : 

"On dit souvent que les enfants posent beaucoup de questions...
On ne le sait pas toujours, mais les écrivains aussi. Même si la plupart du
temps, ils les gardent dans leur tête. C’est cela qui leur permet d’écrire.
Alors à l’occasion des Assises Internationales du Roman, les écrivains posent des questions aux enfants pour qu’eux aussi écrivent.
Lis-donc attentivement, la liste des questions et imagine une histoire pour lui répondre. Une histoire longue ou courte, gaie ou triste, sage ou folle.
Tu peux accompagner ta réponse à la question choisie, d’une photo ou d’un dessin.

Elle sera publiée sur ce site et sur celui de France 3.
Sur ce site tu pourras aussi découvrir les histoires écrites par d’autres enfants.
À l’automne tous les enfants, écrivains en herbe, seront invités à la Villa
Gillet."


Les Questions : 

Geneviève Brisac, une romancière française : 
"Qu’est-ce qui nous rend joyeux ?"

Rodrigo Fresán, un romancier argentin  :
"Qu’est-ce qui est le plus excitant à lire ou à écrire dans un roman : peindre une barrière ou sortir d’une grotte ? Réfléchissez quelques minutes avant de répondre. Parfois, la réponse la plus évidente n’est pas la bonne. Croyez-moi."

Gila Lustiger, une romancière allemande : 
"Quel objet (table, jouet, lampe, chaise, livre, lit, vêtement, assiette...) de votre vie quotidienne vous décrirait le mieux et pourquoi ?
Dépeignez cet objet et expliquez pourquoi il vous représente."

Elisabetta Rasy, une romancière italienne :
"Qu’ est-il arrivé entre la Lune et le Soleil pour qu’ils ne veuillent jamais se rencontrer ?"
 
Peter Stamm, un romancier suisse :
"Combien de couleurs y a-t-il dans ta boîte de couleurs ?
Combien dans le monde ?
Cherches-en une qui n’a pas encore de nom et donne-lui en un."

James Cañon, un romancier colombien qui écrit en anglais :
"Et si « Il était une fois » se passait en l’an 3000 ?"
ou "Et si, le 1er janvier 2010, le cours du temps s’inversait ?"
ou "Et si, chaque soir à minuit, nos mémoires s’effaçaient ?"
ou "Et si le temps filait à des vitesses différentes sur chaque continent ?"

Adriaan Van Dis, un romancier néerlandais :
"Pourquoi ne puis-je pas être trois personnes : une homme noir, un Chinois, et l’Européen rose que je suis déjà ? Il y a pourtant suffisamment de place pour cela dans mon esprit. Ma peau n’est-elle qu’une toute petite boîte ?"

Anne Weber, une romancière allemande qui écrit en français :
"Quel est le chemin le plus long pour aller à l’école ?"
ou "Qu’est-ce que les oiseaux se racontent, dans les arbres ?"
ou "Qu’est-ce qui prend plus de place, dans la tête, un gratte-ciel ou une fourmi ?"

Olivia Rosenthal, une romancière française :
"Que font les animaux quand ils quittent leur ancienne peau ?"
(question extraite de son livre Viande Froide)

Suhayl Saadi, un romancier écossais :
"Si toutes les idées proviennent d’autres idées, d’où la première idée est-elle venue ?"

Jens Christian Grøndahl, un romancier danois :
"Puisque les religions sont si nombreuses, comment savoir si on croit au vrai dieu ?"
 
Lydie Salvayre, une romancière française :
"Pourquoi les tortues ne courent-elles pas le risque d’être sdf ?"
ou "Pourquoi les tortues n’ontelles pas de cheminée sur le toit de leur maison ?"
ou "Pourquoi l’arc-enciel n’a-t-il pas de flèche ?"
ou "Pourquoi les grands sont-ils souvent petits ?
ou "On dit que les morts vont au ciel. Ne risquent-ils pas d’en tomber ?

Ying Chen, une romancière chinoise qui écrit en français :
"Si je deviens aveugle tout à coup, en me levant l’un de ces matins ordinaires, comment pourrais-je fixer le soleil à sa place ? Est-ce que le ciel serait encore un ciel ? Les murs seraient-ils encore les murs ?"

Hélène Cixous, une romancière française :
"Dans quel endroit du corps commence l’envie d’avoir un enfant ?"

José Carlos Llop, un romancier espagnol :
"Pourquoi le caïman rit-il lorsqu’il a faim ?"
ou "Pourquoi la comète de Halley se reflète-t-elle dans le Mississipi ?"
ou "Pourquoi les oiseaux qui volent entre les arbres du fleuve ne s’assomment-ils pas en voyant le ciel ?"
ou "Pourquoi Mark Twain écrivait-il avec de l’eau, du tabac et des étoiles ?"
ou "Quels genres de sous-marins surveillent les rives du fleuves ?"
ou "Pourquoi la peau du Sud est-elle humide et brillante comme la peau des batraciens sous la lune ?"
ou "Que cachent les moustaches d’un pilote fluvial ?"
 
Leslie Kaplan, une romancière franco-américaine :

"Sur quoi on s’appuie ?"
ou "L’école, qu’est-ce que c’est ?"
ou "La ville, est-ce que je l’aime ?"
ou "Pourquoi on veut grandir ? Pourquoi on ne veut pas grandir ?"
ou "Un livre, qu’est-ce que c’est ? Pourquoi on lit ? - Pourquoi on ne lit pas ? - Où vont les mots ?"
 
Wei-Wei, une romancière chinoise qui écrit en français :
"On dit que la fleur d’épiphylle ne fleurit que la nuit et une seule nuit, d’où l’expression chinoise « éphémère comme la brève apparition d’une fleur d’épiphylle. C’est étonnant comme la nature a parfois de drôles de projets pour ses créatures...Pourquoi la nuit ? Pourquoi une seule nuit ?
Quel est l’insecte pollinisateur qui est prêt cette nuit-là et pas une autre ? Pour cette fleur et pas une autre ? Vit-il aussi une seule nuit ? Est-il aussi noir qu’elle est blanche ?"
ou "S’il fallait deux ans pour apprendre à parler, combien en faudrait-il pour apprendre à se taire ?"
 
Karen Connelly, une romancière canadienne :
"Pourquoi les crânes blancs bien propres des chevaux et des oiseaux sont-ils si beaux ?"
ou "Pourquoi les gens pauvres partagentils volontiers leur nourriture ?"
ou "Qu’y a-t-il dans le rêve qui fait rajeunir le visage des gens qui dorment, quel que soit leur âge ?"
ou "Pourquoi pensons-nous avoir un lien - quel qu’il soit - avec les gens sur les vieilles photos en noir et blanc ?"
ou "Pourquoi la vieille grange (avec la peinture qui s’en va et le bois devenu gris) a-t-elle plus de sens que la nouvelle ?"

Rachid El Daïf, un romancier libanais :
"Pourquoi dans la voiture des parents, l’enfant serre-t-il jalousement sa voiture dans sa petite main ?"

Alissa York, une romancière canadienne :
"Lorsqu’un coeur se brise en deux, les deux moitiés vivent-elles leur propre vie ?
 
Luc Lang, un romancier français :
Quand on lâche une plume du ciel, combien de temps met-elle pour toucher terre ? 
ou Quand on lâche un gravier du ciel, quel poids pèse-t-il en arrivant au sol ?